Qu’est-il advenu de toi ?

Publié le par Spacky

Tu étais venu modestement, comme un miracle de la vie intime, dans une famille simple et sur un lit de paille. Accueilli dans un monde sans confort, où seul l’amour de tes parents te protégeait d’une foule hostile et veule, tu étais pourtant porteur d’un espoir formidable résidant en un message sublime et simple. Aujourd’hui, on célèbre ton anniversaire sans plus prononcer ton nom. On y consacre des torrents d’or, de myrrhe et d’encens, tout en se détournant de la lumière qui amène vers toi. On fait chanter de l’amour à des enfants sages et policés, et dans le même mouvement, on entache leur innocence de sentiments d’avidité et d’ignorance.

On t’as créé un imposteur, qui non seulement t’enferma toi au pied de l’arbre, tout petit et très bas, mais qui réduisit au silence ceux qui avant toi voulaient célébrer une lumière pour voir avec le cœur. Enfin, pour les derniers hommes de bétail qui ne se seraient pas soumis à la logique de l’immanence affamée, on réussit à leur faire concentrer tous ce qui restait de bon en eux en un seul geste, en un seul jour. On fit du jour de ta naissance, ce premier jour du temps nouveau, le jour des funérailles de l’esprit, le dernier jour de l’homme libre.

Tu n’es pourtant pas loin de nous, il suffit d’appeler ton nom pour que tu réapparaisses, et que les ténèbres s’enfuient. Qui goûtant dans ton sillage un vague espoir du parfum de l’amour ne peut plus manquer, aujourd’hui, de sentir son cœur vibrer à la vérité de ce monde. Comment partager quelque chose que seul le cœur peut saisir, quand on ne sait pas où se cache celui des autres ? Personne n’a ton talent, on ne peut que chercher ce que toi seul sait donner. C’est de ce seul présent que nous autres, ici, parmi les arbres travestis, les délires de libéralité, les chants de sirènes qui détournent du souverain bien et les masses sombres des appétits féroces qui gouvernent le théâtre de marionnettes de nos prétextes et de nos bonnes consciences, ce seul présent de ta grâce, que nous avons le vrai besoin.

En ce jour de célébrations, il y a quelque part quelqu’un qui souffre, quelqu’un qui meurt, quelqu’un qui pleure, quelqu’un qui se perd et a peur, dont nous avons détourné le regard au nom d’une fête qui t’insulte. Tu nous pardonnes déjà pourtant, faisons le vœux d’être digne d’un amour plus lumineux et plus chaleureux qu’un milliard de ces soirées perdues.

Offrons à toi un cadeau qui te ravira : nos cœurs. Là, la fête de Noël aura son sens et sera magique pour toute la Terre.

P.S. : merci de m’avoir accordé le cadeau que je t’avais demandé, j’avoue avoir baissé les bras trop vite, merci.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Julie 21/01/2007 17:54

Je viens de parcourir ton blog.

Fanny 15/01/2007 13:09

C'est un peu en retard que je suis de nouveau de passage sur ton blog, mais ce que tu as écris est comme certains textes qui demeurent depuis plus de 2000 ans... d'une actualité à toute épreuve ! : ) Je suis toujours étonnée de ta manière d'écrire, j'ai même du mal à te lire parfois (je suis lente, ce n'est pas nouveau ; ) , mais cela n'enlève rien à tous ces sentiments que tu tentes de faire passer. Merci pour cette Vérité que tu as voulu dévoiler et pour ton coeur en recherche constante... tu as tout compris, Il ne demande qu'un chose : notre coeur !! Si on choisit de vivre avec ce désir de joindre notre coeur au Sien... on commence à ressentir un avant goût de la Vraie Vie, malgré la sensation de brouillard constant que l'homme sait si bien créer.De nouveau, merci pour le petit prince qui danse le french cancan et son renard qui lui répète "si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée, je serai pour toi unique au monde et tu seras pour moi unique au monde". Avec toute mon amitié,Fanny

LNS 29/12/2006 20:29

Bien d'accord avec toi. L'ironie et le sarcasme semblent totalement perdre de leur charme humoristique lorsqu'on pense à la manière dont certaines de nos traditions s'en retrouvent ainsi bafouées.
Ecoeurant.
Que personne ne s'avise de nous dire que NOUS, nous n'aurons pas fait preuve de respect vis à vis des autres.
Je t'embrasse.

sach 27/12/2006 19:04

Hum, dans l'esprit  Stef, et en chanson (tous avec moi !) :

"Quand il reviendra, il fera grand jourPour fêter celui qui inventa l'amourAu fond d'une étable, il naquit de MariePersonne n'avait voulu de luiJésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiensDu haut de la croix, indique nous le cheminToi qui le connais si bienToute sa vie, il prêchait le bonheur, la paixLa bonté, la justice, et le savoirQuand il reviendra, il nous pardonneraComme il avait fait pour JudasJésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiensDu haut de la croix, indique nous le cheminToi qui le connais si bienDans une grande clarté, il apparaîtraComme il le fit pour Marie de MagdalaLe monde entier laissera éclater sa joieEn chantant Jésus est làJésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiensDu haut de la croix, nous suivons le cheminPour toujours faire le bienJésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiensDu haut de la croix, nous suivons le cheminPour toujours faire le bienJésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiensDu haut de la croix, nous suivons le cheminPour toujours faire le bien"