SNCF, c'est probable...

Publié le par Spacky

Que se passe-t-il quand un business se persuade que rien ne pourra mettre en cause son avenir ?


Chez Hassan, on croit savoir que les agents comme les clients sont prêts à se battre pour que les trains restent un service public. Du coup, on se tourne les doigts violemment concernant de sottes futilités telles que la relation client, la qualité, ou autre banalités capitalistiques vulgaires.

Lundi de Pentecote. Grande foire Raffarinesque. Tout le monde se pose, fébrile, la question à trois euros : "chez Hassan, ce lundi, on sera lundi ou dimanche (fête) ?". Sujet de thèse. A cette éventualité à deux options, la presse (télé comprise) s'est précipitée pour nous annoncer une innovation de chez Taliban Chichon : ce lundi de Pentecote ne sera ni un lundi, ni un dimanche, mais un samedi "normal". Hassan 1, Raffarin 0.

Joie dans les foyers, bonheur sur les quais. Oui mais. Dans la brochure TER Alsace figure en clair une liste des jours considérés comme "fête". Le lundi de Pentecote n'y figure pas. Donc ce n'est pas une fête. Il n'est pas dit que c'est un samedi "normal", ni même anormal. Il n'est précisemment rien dit. Donc, pris au pied de la lettre, le lundi de Pentecote, d'après la brochure, serait un... lundi. Révolution !

Comment trancher entre la vérité télérévélée et le silence des fascicules ? Rendons-nous dans une gare locale. Pouic. Aucune affiche, aucune précision, aucun agent bien-sûr. Et déjà des gens qui attrendent. Investissons dans l'efficacité et appelons le service Info-lignes. L'automate ne vous dira pas que lundi est un samedi ou un dimanche, mais en écoutants les horaires disponible "ce jour" et en les recoupant avec les programmes affichés, on en déduit qu'on est dimanche. C'est-à-dire qu'on est libre de le penser.

De fait, ô miracle de la modernité, l'information téléphonique (payante) s'avère la bonne. Les trains se pointent à l'horaire du dimanche (et fêtes).

Conclusion : La seule information disponible pour ces gens que dans d'autres secteurs d'activité les professionels apellent "clients" est payante, téléphonique, et suppose que soit vous consultiez pour chaque train de votre parcours, soit vous fassiez tout seul comme un grand le rapprochement avec dimanche pour connaitre vos horaires.

Un grand merci donc au type bien payé qui a diffusé un canular à la presse, à l'autre type bien payé qui a estimé que l'information en place était satisfaisante (bien sûr puisqu'une fois arrivé à la gare il suffit de poireauter comme un abruti), et au troisième excellent monsieur qui pense qu'il est payé à ne pas anticiper les besoins de la clientèle.

Faut-il encore encourager les cheminots de terrain, ceux dont les remarques adressées à leurs supérieurs sur ce genre de considérations parfaitement commerciales sont soigneusement transformées en sphères de papier destinées à nourir le seul élément du bureau qui travaille : la poubelle.

Car enfin, quand la concurrence s'intallera, préparée et autorisée par ce comportement qui consiste à traiter ses clients comme des animaux, il suffira à un petit opérateur pas très fiable, pas très rapide, pas très économique, d'aprendre à considérer ses clients comme des êtres huamins, pour envoyer au chomage un grand nombre de cheminots, certes, mais très peu de costumes cravates qui dessinent des morpions au lieu de relire les brochures et communiquées de presse qu'ils diffusent comme on joue au fléchettes.

Sans compter que ce lundi "de solidarité" fût, en conséquence, en grand lundi pour les gaz à effet de serre...

En fait, le grand secret du pouvoir comique du sketch des Nuls, c'est que le sens commercial de SNCF est à l'exact opposé de celui d'Hassan Céhef.
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stef 10/07/2007 22:51

allut,bien ton texte. mais il serais temps de mettre en place le machin de newsletter comme ça on est au courant par email de tes nouveaux délire. en plus on peut abonner des gens qu'on aime bien (sans etre la personne concerné, j'aurais peut etre pas du le dire)et puis se serait bien que tu fasse un version niveau bac+2 de tes textes, pour les enfants ou pour les gens qui travail depuis plusieurs année ( si cela existe ) ces gens qui décroche au bout du 4 ème paragraphe parce qu'il on lu trop de nouveau mot (ce qui n'est pas mon cas)bref améliore ton system de com ++ stef le Mise à Niveau inverse

sach 15/06/2007 13:35

Excellent. Ton propos est très juste et remet bien à plat le problème, loin du "c'est tous de branleurs" qu'on attribue aux cheminots. Il y a bien une chaîne de responsabilité dans tout ce bordel, qui part de notre ex Premier Ministre comique troupier Raffarin jusqu'aux niveau de décisions régionales de la SNCF.
Même si le fond du problème n'est pas que l'on doive payer pour avoirl'info (c'est pour moi une coïncidence, mais intéressante à relever), on se doit de noter que l'info doit être non seulement cherchée, mais aussi anlysée,  pour finir par jouer aux devinettes sur la présence d'un train sur le quai.
Et c'est vrai qu'on peut aussi se demander si certains dirigeants de la SNCF ne le font pas exprès de faire passer la régie pour incompétente afin de prévoir une future privatisation...
Ah, encore 5 (10!) ans de bonheur !