Idées reçues
Quand on est faluchard, on est souvent l'objet de collibets et de railleries. Cela fait partie du folklore et on l'accepte, d'autant mieux que nous n'avons pas vocation à revendquer quoi que ce soit.
Les attaques traditionelles de certains syndicalistes (qui nous traitent de fascistes de sexistes et d'abrutis) nous font bien rire, on en a l'habitude.
Ce qui est plus gênant, c'est qu'il est très difficile pour quiconque n'y connaissant rien souhaite en savoir davantage. Sauf à tomber directement sur un faluchard, qui aura néanmoins une vision favorable des choses (c'est à dire orientée), celui qui se renseigne a toutes les chances de se faire instruire par nos détracteurs. Il n'existe pas, ou très peu, de sources neutres et fiables sur la Faluche. J'ai pu lire sur internet que le nom de Faluche était une référence à un organe masculin dont le nom m'échappe, alors qu'en fait il s'agit de la francisation de l'italien faluccia, qui est le nom d'origine du chapeau.
Ce genre de raccourcis nous enferme sous un voile réducteur, qui fait le régal de ceux qui voudraient que tous les étudiants soient des militants antifascistes et altermondialistes actifs, c'est-à-dire avec une carte syndicale, des tracts et un badana rouge. Ce qui, admettons-le, est un autre folklore, pas forcément plus sain, quand on connait certains débordements y-afférants.
La Faluche n'est pas une organisation politique, ce qui ne devrait être ni une fierté, ni une honte. La Faluche n'est pas une société secrète, puisque ses règles sont lisibles en clair sur plusieur sites, qu'il n'existe pas d'autorité institutionelle en son sein, ni surtout de procédure d'ostracisme qui permettrait de nourrir un conformisme. Conformisme et ostracisme sont pourtant des pratiques revendiquées par certains syndicalistes étudiants.
Et pourtant, alors que nous ne faisons pas de batage médiatique, ni de campagne d'intimidation, nous sommes victimes parfois du manque d'esprit de ces ultras qui, entre deux AG de délégués anti-CPE (ce qui est bien, de lutter contre le Contrat Pour Endives) viennent gazer les étudiants qui font la fête un soir dans une cafet' de Strasbourg.
En fait les fascistes sont faciles à reconnaitre dans l'histoire : ce sont ceux qui décrètent la guerre à hue et à dia, et exigent du quidam une mobilisation à outrance. A bon entendeur...