De la Sécurité Sociale à l’Insécurité Étudiante.

Publié le par Spacky

Si vous êtes étudiant, vous savez certainement que pour le remboursement de vos soins, l’équivalent de la sécurité sociale pour les étudiants, vous avez le choix, chaque année lors de votre inscription étudiante, entre deux centres payeurs, la LMDE nationale ou une SMER régionale.

 

Ce que vous pouvez ignorer, surtout si vous n’êtes pas élu étudiant ou responsable associatif, c’est l’ampleur de la lutte que se livrent les deux réseaux concurrents. En effet, derrière la façade sociale de ces établissements, se cachent des intérêts très privés et très obscurs.

 

Chez LMDE, c’est l’UNEF qui tient la boutique. Si vous êtes adhérent LMDE, vous avez peut-être entendu parlé d’élections au sein de votre mutuelle. Sachez alors que le « syndicat étudiant » détient… 100% des sièges d’administrateur de la mutuelle nationale. De cette situation monolithique résulte un partenariat affiché entre le syndicat et la mutuelle, le premier incitant ses adhérents à s’affilier à la seconde, la seconde faisant activement campagne lors des élections étudiantes pour le premier.

 

Pour les SMER, c’est encore plus obscur : je suis incapable de vous dire quand a eu lieu le dernier processus électoral (et je n’ose pas employer le terme de démocratique). Par contre, autant les SMER détestent la LMDE, et donc l’UNEF, autant elles adorent les associations étudiantes, au point de corrompre le fonctionnement de deux ou trois d’entre elles, et, à force de pousser les décisions associatives dans leur sens, de faire exploser PDE, la deuxième fédération étudiante de France.

 

 Cette lutte sanguinaire ne se limite pas aux centres nationaux de décisions étudiantes, elle vient perturber, voir salir, nos campus de tous les jours. Devançant son syndicat unique (qui se débarrasse actuellement de ses tendances minoritaires), la LMDE a fait le grand ménage en 2005. Aujourd’hui, elle peut s’attaquer physiquement à ses concurrents, comme sur le campus de Schoelcher.

 

 

 On peut s’inquiéter du climat qui pourrait régner à la rentrée sur ces questions, dans un contexte où le syndicat de la LMDE est en perte de vitesse sur les questions sociales, et où les autorités, administratives et universitaires, ont clairement montré leur impuissance, voir leur indolence, face aux événements violents qui se sont produits à l’occasion des scrutins CROUS en mars dernier.

 

   Pour votre santé étudiante : choisissez le casque lourd !

 


 

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