Séquence émotion : le Gala AMH 2006.

Publié le par Spacky

Alors que mon stage touche à sa fin, je commence à m'impatienter à l'idée de retrouver mes amis, et mes camarades hôteliers. A cette occasion, me revient le souvenir d'un des derniers évennements d'avant le stage, un grand moment les petits amis, qui fut un grand bonheur. Pour ce Gala EMH 2006, j'avais eu la charge et la joie de présenter la soirée, et de composer cette modeste bafouille, que je reproduis ici. Alors évidemment elle est pleine de private jokes absolument hermétiques au quidam, mais je ne suis pas une star, mes prestations sont gratuites, donc vous pouvez gardez vos réclamations pour vous. ;-)


 

 

Madame la super Directrice,

 

 

 

Mesdames et Messieurs les supers membres de l’équipe pédagogique,

 

 

 

Supers étudiantes et supers étudiants,

 

 

 

Supers anciennes et supers anciens,

 

 

 

Supers collègues et supers collègues,

 

 

 

Supers camarades, supers camarades,

 

 

 

Mes chers supers amis,

 

 

 

Bonsoir.

 

 

 

 

 

 

 

Avant de laisser la place à l’entrée, j’ai le plaisir de vous présenter le programme de la soirée.

 

 

 

 

 

 

 

Je dis « j’ai » le plaisir, parce qu’en ce qui vous concerne, je ne doute pas que l’épreuve de devoir écouter un discours (encore un discours, d’ailleurs pourquoi dit-on « discours » alors qu’ils sont toujours trop longs ? Ne vaut-il d’ailleurs pas mieux un long que dix courts ? Bref, beaucoup d’interrogations restent en suspens alors que les plats refroidissent et que les esprits s’échauffent). L’épreuve, disais-je avant que de m’interrompre moi-même, en dépit de la haute estime en laquelle je tiens mon tour de parole, l’épreuve pour vous consiste à faire semblant de m’écouter tout en tenant votre estomac tranquille à l’heure où la bête qui est en nous (et je ne parle pas de celle qui se prélasse dans vos lits, Mesdames) réclame sa pitance.

 

 

 

 

 

 

 

Un plaisantin en effet m’a confié la charge d’animer votre repas, un peu comme on demande à son fils de sept ans de ranger le tractopelle dans le garage : il devait être sous l’effet d’un cocktail original de substances étranges, sans doute.

 

 

 

 

 

 

 

Le repas que nous vous proposons ce soir est un hommage au matériel informatique de notre école, puisqu’il sera en noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

Le poisson ira très vite, méfiez-vous, c’est un Turbot, heureusement que l’encre est déjà sèche.

 

 

 

 

 

 

 

Le filet de bœuf pour vieux de Strasbourg, avec sa purée et sa mousseline, il faut savoir accueillir à notre table ceux qui laissent leur dentier au vestiaire avec un peu de Polident.  Car attention, de Strasbourg à Bordeaux, ça casse. Par contre, en raison de l’actualité, nous avons fait remplacer le foie gras par de l’huile de foie de morue, le seul animal comestible qui n’ait encore commis aucun scandale alimentaire. Ce ne sera pas perdu pour tout le monde, certains ont bientôt des examens…

 

 

 

 

 

 

 

Justement, ce sera là l’occasion de faire une pause gastrique et de mettre vos réflexes intellectuels au travail avec un quiz ; il est toujours temps de changer de table et de s’asseoir avec des gens qui savent lire.

 

 

 

 

 

 

 

« Les trois chèvres ». Voilà un plat qui me réjouit, moi-même étant du signe chinois de la chèvre. Rassurez-vous toutefois, je n’ai pas donné de lait.

 

 

 

 

 

 

 

Il sera temps alors de vous distribuer des lots, si vous finissez bien vos assiettes, sans quoi vous seriez privés du buffet de dessert qui vous accueillera après le spectacle des Erasers.

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, enfin, afin de faciliter un transit chargé, vous pourrez bouger vos corps languis au rythme de musiques effrénées et dansantes. Comme d’habitude, les loosers (de l’anglais loosers qui veut dire loosers) pourront se réfugier au bar, où j’aurai plaisir, encore une fois, à leur parler de philosophie jusqu’à ce que mort d’ennui s’ensuive.

 

 

 

 

 

 

 

Mais avant toutes choses….

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont tempéré nos ardeurs comme Bach avait tempéré le clavier,

 

 

 

Mozart lui-même n’aurait pu nous enlever à leur sérail,

 

 

 

Et bien que Beethoven soit sourd à leur œuvre héroïque et pastorale,

 

 

 

Faisons-leur une ovation fantastique, en MI-chel majeur : Madame et Monsieur TRUCHON !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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